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Avec tout le respect que je vous dois, chère Marie, je dois avouer que je ne vous envie pas: Obispo m'a toujours cassé les oreilles avec sa voix de tête. Ses "fleurs du bien" me saoulent : quand il déclame la même phrase dix fois de suite ou pleurniche des tirades "poétiques" du type : moi j’me suis mis dans un jardin,à cultiver les fleurs du bienpense à moi, pense à moisi t’en as besointu vas croire que c’est encore loinmais c’est juste au bout d’un cheminet là, tu reconnaîtras,les fleurs du bien… pense à moi, pense à moisi t’en as besoin.<br />
Pour faire aussi bien que Baudelaire, il faudra encore fignoler un peu... pour arriver à "la fontaine de sang" par exemple, un des poèmes des flleurs du mal, j'aurais pû en choisir un autre, ils sont tous excellents, mais j'aime bien les couleurs de celui-ci : <br />
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La Fontaine de sang <br />
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Il me semble parfois que mon sang coule à flots,Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.<br />
A travers la cité, comme dans un champ clos,Il s'en va, transformant les pavés en îlots,Désaltérant la soif de chaque créature,Et partout colorant en rouge la nature.<br />
J'ai demandé souvent à des vins captieuxD'endormir pour un jour la terreur qui me mine;Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine!<br />
J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux;Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguillesFait pour donner à boire à ces cruelles filles! <br />
C'est d'une autre envergure, vous ne trouvez pas? Ceci dit, je préfère votre poésie à celle d'Obispo, et c’est lui que je critique pas vous. <br />
Bonjour chez vous Marie<br />